1 – Origines

Bienvenue,

Je vais vous raconter une histoire, une histoire d’amour et de passion pour la vigne et ce nectar qui en est issu… le Vin.

Mon histoire… que j’ai envie de partager avec vous; vous faire vivre l’aventure comme je l’ai vécue et continue de la vivre tous les jours.

Une histoire qui a débuté il y a 12 ans… totalement par hasard… ou peut-être pas, finalement, cela devait être écrit quelque part…

Mon arrière-grand-père et arrière-arrière-grand-père étaient, respectivement, vigneron et négociant en vin. Vous me direz, ça date tout ça !!!

Anciens documents Auguste et Fortuné Pélissier
Documents administratifs du temps de mes ancêtres Auguste et Fortuné Pelissier

Certes. Mais mon père et mon grand-père n’ayant pas exploité de vignes directement, bien qu’il y en ait sur la propriété familiale,  je ne peux me référer ou me comparer qu’à mes ancêtres plus éloignés.

Fortuné Pélissier dans son chai à la Craux
Fortuné Pélissier dans son chai à la Crau

Il a dû y avoir un petit morceau de gêne vigneron se baladant dans la famille et qui a décidé de sauter plusieurs générations afin d’atterrir dans ma petite personne.

Donc… bref… voici le début de l’histoire.

C’était en Mars 2006. J’effectuais des recherches immobilières dans la région pour rendre service à quelqu’un de ma famille. Il faut vous dire que j’adore l’immobilier et tout ce qui touche de près ou de loin aux maisons, à l’architecture, à la rénovation de bâtiments anciens,  à la conception d’espaces, etc…  D’ailleurs, si je n’avais pas fait un milliard d’autres choses dans ma vie, j’aurais fait un métier dans l’immobilier, tellement j’aime ça.

Mais ce n’était pas le propos initial, je m’égare … il est d’ailleurs fort probable, que je m’égare assez souvent au cours du récit de cette aventure.

En Mars 2006, donc, je tombe sur une annonce qui parle d’une propriété composée de 40 hectares de chênes et 12 hectares de vignes dans un petit coin du Var que je connais bien, la maison de famille, mentionnée plus haut et dans laquelle j’ai passée une partie de mon enfance, n’étant qu’à quelques kilomètres de là.

Propriété familiale à l'époque où mes parents y faisait Ferme Auberge
Maison de mon enfance, Mas de Beauvoisin-Fontfresque, Pourrières

Pour être plus précise, entre la Sainte-Baume et la Sainte-Victoire… deux montagnes petites par la taille mais majestueuses et réputées. L’une d’elle, la Sainte-Victoire, pour ne pas la nommer, était le modèle favori de Paul Cézanne. Je comprends vraiment pourquoi. J’aime cette montagne qui est d’une élégance folle, changeant de teinte sous les rayons du soleil, devenant rose au couchant, et au sommet de laquelle s’accroche un petit nuage lorsque le temps va changer le lendemain.

Sainte-Victoire, par Alexis Rostan Photographie
Montagne Sainte-Victoire

Ça y est, je me suis encore égarée.  Bref, je prends donc rendez-vous avec l’agence pour visiter cette propriété à vendre… comme ça… juste pour voir…

Je préviens quand même mon mari afin qu’il soit présent pour la visite.

Mon intention initiale n’était pas de faire l’acquisition d’un domaine viticole, c’est le rêve de beaucoup apparemment – je l’ai su après – mais ce n’était pas le mien… j’étais juste curieuse de voir cet endroit.

Ce jour de Mars fut déterminant… Pourtant tout était fait pour fuir cet endroit…

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Chai, extérieur, Mars 2006

Il faisait froid ce jour là,  il y avait du brouillard, ce qui, somme toute, est très rare dans la région; tout était à l’abandon, il y avait des bennes rouillées, des arbres tombés,  pas une feuille sur les arbres, normal pour un mois de mars mais cela rendait le lieu un peu lugubre. Il y avait un chai qui n’avait pas vu de vin depuis plus de 40 ans et qui était dans un état à faire peur. Il y avait même des vieux clapiers à lapins dedans, heureusement sans lapins, les pauvres…

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Chai, intérieur, Mars 2006

Il y avait aussi deux vieilles maisons, dont une n’avait pas eu d’habitants depuis au moins une cinquantaine d’années et qui était entièrement à restaurer… La deuxième était sans goût ni saveur, elle avait juste le bon goût d’être « habitable », ou à peu près…

Mais le pire… et c’est ce qui a déclenché le bouleversement de ma vie… c’était l’état des vignes… à l’abandon … ni soignées ni nourries depuis 4 ans…

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Vignes, Mars 2006

Et là, j’ai eu une certitude… je devais sauver ces vignes et faire revivre ce domaine… Je ne POUVAIS PAS le laisser mourir

J’ai toujours aimé la vigne. J’adorais m’y promener quand j’étais plus jeune… Je m’y sentais bien et j’aimais le vert du plus délicat au plus soutenu selon les cépages, des feuilles de vignes.

Ça devait être mon côté artiste qui s’émerveillait devant cette palette de couleurs et j’adorais sentir l’odeur qui se dégageait de la terre entre les rangs de vignes, changeante selon les heures, de la rosée du matin à la chaleur brulante de la mi-journée.

Mais le moment que j’affectionnais le plus, c’était le soir, au coucher du soleil, quand il fait juste la température idéale et que les grillons commencent à chanter…

Sainte-Baume, par Alexis Rostan Photographie
Massif de la Sainte-Baume

La suite, la semaine prochaine. A bientôt.

N’hésitez-pas à laisser vos commentaires ci-dessous.

Photos Sainte-Victoire et Sainte-Baume par Alexis Rostan Photographie.

8 commentaires sur “1 – Origines

  1. Il était une fois …la Vie, le Vin. Excaltant !
    Merci Claire de partager avec nous ce lien si fort et familial. Nous aurons la chance de découvrir au fil de tes écrits la passion qui t’anime !
    Bravo pour cette belle initiative !
    Bises! Valentine

    1. Merci Valentine pour tes encouragements !!!
      Je mets la dernière main au deuxième paragraphe que j’ai hâte de vous faire découvrir dimanche prochain.
      Très grosses bises.
      Claire.

  2. Beau commencement !
    Je serais ravie de pouvoir continuer a lire tes articles qui raconte l’histoire de ta passion et de notre famille.
    Je t’embrasse !
    Sofia.

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